« Un chien (et non un enfant) », le scandale du livre en France

« Un chien (et non un enfant) », le scandale du livre en France

10 janvier 2024 Non Par Valantine
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« Mon témoignage, ma confession, mon enquête sur un nouveau schéma narratif de famille, qui peut aussi se construire autour d’un animal. Je m’aventure sur une frontière, sans savoir exactement si elle sépare deux mondes véritablement différents : celui des hommes et celui des animaux, celui de la maternité et de la propriété, celui de la normalité et celui du scandale. Ainsi, le vétérinaire français Hélène Gateau, 42 ans, présente son livre sur Instagram. Oui, c’est déjà un livre scandaleux. est intitulé Perché ho scelto di avere un cane (e non un bambino) » (Pourquoi j’ai choisi d’avoir un chien (et pas un enfant). Et il est dédié à Coronel, le border terrier qu’elle a adopté il y a quatre ans, après s’être séparée de son mari.

Le clip du film

« Pourquoi j’ai choisi d’avoir un chien (et non un enfant). » Un livre qui suscite la discussion. Pas seulement la France

Le livre aborde donc une question centrale. Aussi bien en Italie qu’en France (où 60 % des Français possédant un animal de compagnie ont entre 25 et 34 ans, âge auquel ils deviennent le plus souvent parents). Et c’est ça Le lien privilégié que vous pouvez avoir avec un animal de compagnie dans une phase historique de crise de naissance. L’instinct maternel peut-il être dirigé vers un chien ? Y a-t-il une limite à cet amour dépassé ? Et pourquoi est-ce ?

« Compagnon fidèle et fiable, le chien peut aussi combler la solitudesurtout dans une société individualiste », a expliqué Hélène Gateau dans un entretien avec Dame Figaro. « Plus que d’autres, les Français entretiennent une relation particulière avec la race canine, qui remonte à Louis XIV, passionné de chiens. » Mais il y a une autre explication : « Voici mon explication : le chien remplace le fils que je n’ai pas».

En France, se souvient Gateau, les femmes sans enfants mais entourées de chiens étaient appelées « mémères à chiens ». Une expression assez offensante. Aujourd’hui, quelque chose a changé et le choix de « vouloir s’occuper d’un chien, car cela oblige à avoir moins d’obligations qu’un enfant » peut s’exprimer librement.

Gateau a adopté Coronel après avoir divorcé de son mari (après 10 ans de mariage). « Et ça a changé ma vie », dit-il. « J’ai commencé à avoir un rythme différent pour prendre soin de lui, au point que certaines personnes autour de moi trouvaient cela un peu excessif. » La femme s’est donc remise en question, elle s’est remise en question. « Coronel a eu une place importante dans une étape cruciale de ma vie. Au terme d’une histoire d’amour et à cet âge crucial, le début de la quarantaine, où la question des enfants se pose encore. Pour ma part, je n’en ai jamais voulu, même lorsque j’étais mariée. J’ai préféré adopter Coronel. J’ai pris la décision d’être plus individualiste et donner la priorité à mon mode de vie, à ma liberté».

L’instinct maternel envers un chien

La question est de savoir si ce lien est comparable à l’instinct maternel. « Oui », est la réponse de l’auteur. «Il joue avec les mêmes mécanismes de l’instinct maternel classique. D’un point de vue hormonal, biochimique et neuronal, ce que je vis est très proche de l’attachement mère-enfant. C’est le propre de l’être humain d’avoir ce besoin de prendre soin de quelqu’un d’autre que lui-même, le fameux souci. Prendre soin d’un animal est un exutoire à notre désir éducatif».

La différence est que lorsque vous devenez mère, vous devez accepter de nombreux risques. Tandis qu’Hélène Gateau, qui vit avec Colonel, n’a pas à remettre en question son « besoin de contrôle » ni sa « peur des aspects imprévisibles de la vie ». Par exemple, le détachement. «Quand on a un enfant, on se voit vieillir plus vite. Avec Coronel, ce ne sera jamais comme ça car c’est moi qui l’accompagnerai jusqu’au bout. Ce qui est drôle, c’est qu’un chien vit jusqu’à 18 ans, soit plus ou moins l’âge auquel l’enfant quitte la maison et ses parents.. « C’est assez surprenant. »

La société a du mal à accepter qu’une femme, ou un homme, préfère avoir un chien plutôt qu’un enfant. «La liberté que nous nous accordons suscite des critiques, des interrogations, voire des jalousies. Je choisis une vie qui Ce n’est pas celui de la perpétuation de l’espèce, c’est pourquoi c’est aussi inquiétant».

Le vétérinaire l’avoue : « C’est vrai que quand je dis à mon chien « viens rendre visite à maman », je peux le faire sourire. je me tourne vers lui comment une mère s’adresse à son fils. J’utilise des intonations aiguës, des mots courts, des phrases grossièrement construites. Cela peut paraître ridicule, mais les êtres humains font cela lorsqu’ils s’adressent à un être vivant qui n’a pas de langage verbal. »

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