L’opéra des prima donnas de Stefania Bonfadelli : la critique d’Aldo Cazzullo

L’opéra des prima donnas de Stefania Bonfadelli : la critique d’Aldo Cazzullo

12 février 2024 Non Par Valantine
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j’ai connu Stefania Bonfadelli près de franca valéridont elle a été l’élève – comme chanteuse d’opéra, pas comme actrice : mais Valeri aimait l’opéra – avant d’être adoptée comme fille, avec une grande preuve d’amour dont Stefania se souvenait dans une interview inoubliable avec Corriere della Serapour la signature de Valerio Cappelli.

Franca Valeri, ce soir à

Non Stefania Bonfadelli est à la librairie avec un volume intitulé L’opéra des prima donnas (Lindau) : un Hommage à l’opéra qui fut, au fil des siècles, un lieu de rédemption pour les femmes de talent..

Il en fut certes de même pour les hommes, souvent issus des milieux populaires, mais pas avec le même impact, pas dans la même ampleur. À une époque où les femmes ne pouvaient pas avoir de voix, les divas du Belcanto parlaient pour tout le monde avec des notes aiguës, déchirant ce voile de silence injuste et séculaire, et elles le faisaient avec courage, passion, parfois folie.

Aldo Cazzullo (photo de Carlo Furgeri Gilbert).

L’opéra a sorti des femmes nées pauvres d’une existence misérablevenir Anna Renziqui en 1600 fut la première diva féminine lorsque l’opéra était le royaume incontesté des castrats, ayant également l’audace d’autofinancer les spectacles avec ses premiers gains.

Vittoria Tesi En 1700, elle fut la première diva noire de l’histoire, vénérée par les compositeurs et les poètes : car à l’opéra ce qui compte, c’est la couleur de la voix, pas la couleur de la peau. Rosmunda Benedetta PisaroniDéfigurée par la variole, elle chante des rôles dans Femme fatale : car à l’opéra ce qui compte, c’est la beauté de la voix, pas celle du physique. Lina Cavalieri Il est passé du café chantant à celui d’acteur avec Caruso.

« L’opéra des prima donnas » de Stefania Bonfadelli (Lindau).

Maria ZamboniOuvrière, elle découvre son talent en chantant dans la filature et devient l’une des plus grandes interprètes Puccini de tous les temps, témoin fidèle de la façon dont le chant a toujours accompagné le travail des femmes, des rizières aux usines.

L’histoire est cependant triste. Lina Bruno Rasa, qui souffrait d’un déséquilibre mental, n’a trouvé son centre de gravité existentiel que sur scène. Des femmes extraordinaires qui ont marqué l’histoire de cet art fondamental dans la culture de notre pays.

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