Ex candidat de l’émission Top Chef en 2012, le chef Juan Arbelaez donne, d’emblée, le ton de son restaurant Il a rebaptisé l’ancien restaurant La Plancha en griffonnant sur la devanture afin de le transformer en Plantxa. Certains clients pensent que l’effet est provisoire : détrompez-vous ! A l’intérieur, même son de cloche. On a l’impression que les travaux ne sont pas terminés, le papier peint rouge, mal arraché, côtoie les tâches de peinture blanches. De l’autre côté du mur, les dessins flirtent avec des petits motsécrits au crayon noir. Des parpaings et des palettes soutiennent le bar. C’est sympathique, cool, destructuré et cela contraste avec le côté structuré de la cuisine qui nous attend.

3 entrées, 5 plats et 3 desserts. Une carte minimaliste et gage de fraicheur, comme on les aime.  D’ailleurs, on ne nous apporte pas la carte mais « Le marché ». Alors, on opte pour une assiette apéro dans laquelle on croise du jambon, blanc, de la mortadelle, du boudin noir sur son toast, des petites tomates. C’est bon, et la présentation de l’assiette ne gâche rien.

Le look du burger pampa est déroutant de prime abord. C’est comme s’il avait mis une perruque : pas de pain en guise de crâne dégarni mais quelques mèches de parmesan surplombant une touffe de roquette. Pour le coup, ça décoiffe.
A l’intérieur, le burger repose sur une belle tranche de pain délicieusement savoureuse. La cuisson de la viande est parfaitement respectée. La sauce au chorizo, les poivrons et l’oeuf sur le plat se marient à merveille. Le burger est une réussite. L’absence de frites est complétement oubliée : les poivrons font largement le job. Malgré les apparences, c’est délicat : les courgettes sont coupées à la mandoline, rien n’est sec et tout est parfaitement assaisonné.

On  commande les desserts. Le temps d’observer ce qui se passe en cuisine. Le chef, est là, reconnaissable à sa chemise noire. Il ne mollit pas. Toute la brigade se presse à la préparation des plats. Un petit coup de sonnette et hop on envoie les plats en salle.  Il n’y a pas de porte qui sépare les cuisines de la salle. C’est toujours distrayant de pouvoir jeter un oeil en cuisine. On teste le tapioca, pêche abricot ainsi que le choco parmesan café et sa glace. Miam, c’est original : l’aneth dynamise les pêches. C’est subtil. Les mousses chocolat et café détonnent avec la glace à la framboise, essence de géranium. La mousse au café est puissante. Elle efface le goût de la glace. J’aurais dû finir par la mousse au café et ne pas mélanger tous les parfums. Une bonne raison de revenir.

Valantine aime : le service est aussi agréable en salle que lors de la réservation par téléphone. Bravo, pourvu que cela perdure, c’est bien agréable.

 

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Restaurant Plantxa. 58 Rue Gallieni – 92100 Boulogne-Billancourt