« On s’était dit rendez-vous dans 25 ans ». Patrick Bruel fait le show et fête ce vendredi 5 septembre au Stade Pierre-Mauroy de Lille et en direct sur TF1 les 25 ans de son album Alors regarde qui s’est écoulé à plus de 3 millions d’exemplaires.

Emu, le sourire aux lèvres, il prend toujours le même plaisir sur scène. S’émerveille toujours quand son public chante à sa place. Ses tubes réorchestrés, il traverse la scène et n’a pas perdu la pêche de ses débuts. Qu’on l’apprécie ou non, le chanteur est toujours aussi métamorphosé et énergisé par la scène. Alors regarde, le tube est toujours aussi féerique. S’il trouve que son public est « particulièrement en forme ce soir », le chanteur l’est tout autant. Piano, guitare, guitare électrique… les instruments se succèdent. Après un duo avec Florent Pagny, il entonne Lequel de nous en duo avec Indila.

Il sort son bandana
Clin d’oeil aux années 80, il sort son bandana noir. Comment ça va ? La fille de l’aéroport, Les gens du Nord en duo avec Louane de The Voice, Elle m’regardait comme ça, Marre de cette nana-là. Et là Michael Youn intervient « Allô quoi Bru bru tu te rappelles pas de moi ». Et c’est Michaël Youn déguisée en Chrystelle, l’ex de Patrick, qui en a marre qu’il chante cette chanson qui déboule sur scène. « Accroche-toi bien Bru Bru parce que ça va te secouer tes poignées d’amour » lui lance Michaël Youn affublée d’une perruque blonde et de mèches roses. « J’en ai marre de ce Patrick là, j’étais bien mieux avec ce Dany Brillant-là » claironne Chrystelle…

Tam tam
Décalé est revue avec des tam tam. Puis c’est face à face, chacun assis devant son piano, que Bruel et Véronique Sanson entament Ma révérence entourés d’un orchestre symphonique. « Ça rappelle des souvenirs » avoue-t-il en raccompagnant Véronique Sanson dans les loges.

Esprit guinguette
C’est au tour de Mon amant de St Jean. Bruel enfile une casquette. C’est l’esprit guinguette dans le stade. S’enchaînent C’est la java bleue, La romance de Paris, Que reste-t-il de nos amours ?, Comme de bien entendu, Qu’est ce qu’on attend pour être heureux ?, La complainte de la butte à l’orgue de barbarie.

Direction London’s city
She’s gone.
Puis Jean-Louis Aubert et Bruel mettent le feu avec Temps à nouveau. Puis c’est le tour de Cassez la voix. Réorchestrée aussi. Mais pas dénaturée.

C’est l’heure des rappels
J’te mentirais avec Maurane et l’orchestre symphonique. Le duo est bien senti. Les deux voix se marient bien : « Ça fait partie des plus beaux duos que j’ai jamais faits » avoue Patrick Bruel. Au café des délices succède à ce beau duo. Le tube est entrecoupé avec Alexandrie Alexandra de Claude François.
Patrick Bruel remercie son public. Vient le moment où les briquets se seraient allumés… à l’époque. Qui a le droit ? Bruel chante. Il se tait. Il laisse son public reprendre le refrain, le regard rempli d’émotions. C’est la fin. Il dédie son spectacle à Oscar et Léon, ses enfants. Sa maman, son papa. Amanda, la mère de ses enfants, sa famille, ses amis et Caroline. A quand le prochain rendez-vous ?

 















©instagram.com/patrickbrueloff

Patrick Bruel est en concert au stade Pierre-Mauroy les 5 et 6 septembre 2014

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