Dans une interview à la Radio télévision suisse (RTS) ce mercredi, Bernadette Chirac évoque l’état de santé de son mari. Elle affirme que Jacques Chirac « ne se rend pas compte à quel point sa vie a changé depuis son AVC (NDLR : en 2005) et tant mieux. C’est quelqu’un qui est très énergique, qui est très optimiste de nature, il considère qu’on n’est pas malade, poursuit l’épouse de l’ancien président. Tout cela est très nouveau dans une vie comme la sienne, qui est presque une vie de marathonien. Il dit qu’il n’est pas malade, qu’il peut descendre très facilement l’escalier. Mais en réalité, là où nous habitons, il faut qu’il prenne l’ascenseur ».

« Mon mari n’est pas commode tous les jours »
Lors de cette entretien, Bernadette Chirac s’est confiée sur leur quotidien. « Vous savez mon mari, il n’est pas commode tous les jours. Quand il déjeune avec moi, même maintenant qu’il a pris sa retraite, parce que moi, par contre je continue mes activités avec ardeur, il me dit : ‘Bah, qu’est-ce que vous avez fait ce matin ? » Il n’attend pas la réponse et il me dit : « Rien ! Comme d’habitude ! » Cependant, l’ancien président reste taquin avec son épouse qui lui interdit de la tuoyer : « Quand il veut me mettre de mauvaise humeur, il me tutoie. Tous ses amis se mettent à rire parce qu’ils savent que ça m’agace » poursuit celle qui vouvoie son mari depuis leurs fiançailles, telle « une vielle tradition familiale ».

« Un essaim d’abeilles autour de lui à SciencesPo »
Elle revient d’ailleurs sur le côté séducteur de son mari à l’époque: « Il était grand, il était quand même beau garçon, il était très intelligent et je peux dire que le hall de SciencesPo, c’était un essaim d’abeilles qui tournait autour de lui à celle qui gagnera de passer un moment chez Basile, le café en face », se remémore-t-elle. « Il avait beaucoup de succès féminins » avoue-t-elle.

« Ça en dit long sur son éducation »
En 2011, dans une interview à LCI, Bernadette s’était laissée aller à quelques confidences : « il était fils unique donc il était toujours très habituée que sa mère soit toujours présente quand il rentrait du lycée. Il trouvait dans sa chambre, sur son bureau, une sucette avec le papier ôté pour qu’il n’ai pas le mal d’enlever le papier », alors ça en dit long sur l’éducation qu’il a pu recevoir ».

« Il entend toujours, ce que je ne voudrais pas qu’il entende »
Il y a trois ans, Bernadette Chirac avait également parlé de l’état de santé de son mari : « Il y a des moments où il faut parler fort. Quand j’essaie de parler fort, il trouve que je parle trop fort. Il est un peu sourd, il n’est pas totalement sourd. Parce qu’il entend toujours, ce que je ne voudrais pas qu’il entende ».