Barbie® a un nouveau job. Après avoir cherché sa voie en essayant plus de 150 métiers (chirurgienne, astronaute et même candidate à l’élection présidentielle des Etats-Unis), la poupée hyperactive prend son envol à 55 ans. C’est décidé, elle monte sa propre entreprise et devient « Barbie entrepreneur » (son nom en anglais). Le célèbre mannequin va même ajouter prochainement une ligne à son CV sur son compte LinkedIn.
La nouvelle poupée de Mattel ne lésine d’ailleurs pas sur les accessoires dernière génération, au cas où on douterait de ses capacités : smartphone, tablette remplie de graphiques, talons aiguilles et sac ultra-chic de working girl. Barbie® a tout de la jeune cadre dynamique (dans sa version stéréotypée tout du moins).

Image positive et non sexiste de la femme
La poupée version « C’est moi le boss » est déclinée en 8 modèles (disponibles sur Amazon) qui ont été inspirés par 8 femmes entrepreneuses américaines. Leur but : communiquer aux petites filles une image positive et non sexiste de la femme. « Vous ne pouvez pas être ce que vous ne voyez pas », affirme sur le site WiredReshma Saujani, fondatrice de Girls Who Code, une association dédiée à la promotion de la parité des filières informatiques et scientifiques, et l’une des directrices des systèmes d’information de Barbie®.

Accuel mitigé des médias outre-atlantique
Le slogan « If you can dream it, you can be it » (ndlr : Si tu peux en rêver, tu peux le devenir) accompagne le lancement de Barbie® entrepreneur. Comme le souligne L’Express.fr, outre-Atlantique, les médias n’ont d’ailleurs pas tous réservé un bon accueil à cette poupée lors de sa présentation au Toy Fair de New-York (salon des nouveaux jouets) en février dernier. CNN affirme que Mattel s’est trompé d’image en créant sa nouvelle Barbie® irréaliste.
Quant au site Examiner.fr, il trouve que « c’est une insulte faite aux femmes »,  un retour aux années 80 et affirme qu’avec un telle robe rose, Barbie® Entrepreneur n’est pas prête de récolter des fonds auprès des investisseurs.

En voulant sortir des clichés sexistes, la société de jouets américaine s’est peut-être enfermée dans un autre stéréotype : celui de l’entrepreneur type « working girl ». Peut-être que si Barbie® recrute Ken comme assistant, les médias américains verront Barbie® d’un nouvel oeil.